LES SOINS MEDICAUX
En Syrie, il y a un système de santé public et un système privé. Le gouvernement vise à assurer l’accessibilité des services dans les régions rurales comme dans les villes. La plupart des villages ont un centre médical ou un dispensaire, mais le taux de médecins et de cliniques dans les régions rurales reste inférieur à ce qu’il est dans les villes. Les médecins qui viennent de terminer leurs études et qui ne se spécialisent pas sont tenus d’aller pratiquer en région rurale pour une période d’au moins deux ans, généralement dans un centre médical gouvernemental. Dentistes et pharmaciens sont soumis à la même obligation. Comme le salaire que les médecins touchent du gouvernement est très bas, ils ont le droit d’avoir une pratique privée tout en travaillant dans un centre médical du gouvernement. 
Les soins dans les cliniques et les centres médicaux du gouvernement sont totalement gratuits. Les fonctionnaires et leurs personnes à charge sont aussi remboursés totalement ou en partie pour les soins privés et les médicaments. Malgré l’expansion du système de santé public, beaucoup de Syriens préfèrent payer et obtenir des soins de santé de plus grande qualité plutôt que d’avoir recours aux services publics.

La Syrie a une forte croissance démographique et une population jeune. Environ 46 % des Syriens ont moins de 15 ans et 60 %, moins de vingt ans. Les conditions sanitaires et les soins médicaux se sont beaucoup améliorés au cours des vingt dernières années et l’espérance de vie est aujourd’hui de 67 ans pour les hommes et de 71 ans pour les femmes. Environ 84 % de la population a accès à de l’eau potable. 

La vaccination est gratuite et obligatoire. En 1997, plus de 90 % des enfants étaient vaccinés contre la rougeole. Si le taux de mortalité infantile a diminué, il reste néanmoins de nombreux problèmes de santé chez les enfants en raison de la pauvreté, de la faim ou des carences alimentaires, de logements surpeuplés et du manque d’éducation en matière d’hygiène et de soins.

La médecine par les plantes occupe toujours une place importante. Le sabbar, un type de cactus, est utilisé pour traiter les rhumatismes, et la camomille, la cannelle, le miel, le citron et l’ail, pour les rhumes et les maux de tête. Coupée en deux, une gousse d’ail servira aussi à apaiser les piqûres d’abeilles.
 
  Le saviez-vous?
Le gouvernement syrien combat le tabagisme. S’il est interdit de fumer dans les édifices gouvernementaux et dans les transports en commun, l’usage du tabac reste très répandu en Syrie.