| Il nest pas facile de se faire soigner dans les
régions rurales du Soudan. Dans les années 1970, le gouvernement
soudanais avait commencé à rendre les soins médicaux
plus accessibles, et en principe, les consultations dans les cliniques
de même que les médicaments étaient devenus gratuits.
On manque cependant aujourdhui de médicaments ainsi que de docteurs
et dinfirmiers formés. La privatisation récemment mise en
place a aussi rendu les soins médicaux plus chers.
Dans les campagnes, les gens doivent souvent parcourir de longues distances et attendre longtemps avant de pouvoir voir un docteur ou un infirmier. La réfrigération à des fins médicales est par ailleurs très rare. La plupart des médecins et des hôpitaux sont situés dans les villes du nord ; mais même là, les gens dépendent des pharmacies privées |
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| Au déclin des soins médicaux
doivent sajouter des années de famine qui sont en partie responsables
de la malnutrition des enfants. Les maladies tropicales telles que la malaria
ou la maladie du sommeil, mais aussi la dysenterie, la tuberculose, et
maintenant le sida se propagent tous très facilement.
Les quelques établissements qui restent ouverts dans les campagnes sont fréquemment contrôlés par des groupes militaires. Le personnel médical na pas été formé et lon y manque de seringues, dantibiotiques et de médicaments de base contre la malaria. Aujourdhui, certaines cliniques sont dirigées par des organisations internationales à caractère non gouvernemental (ong). |
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Les médecines traditionnelles coexistent
avec ce quil reste des cliniques à loccidentale ravagées
par la guerre. Parmi ces pratiques, on citera les zar, cérémonies
menées par des femmes pour débarrasser les personnes atteintes
de maladies apportées par les esprits du mal, ou jinn. Les zar ont
un fort impact sur la santé et la vie sociale des Soudanaises du
nord. Ces rituels sont particulièrement bénéfiques
aux femmes souffrant de maladies psychologiques telles que la dépression.
On sen sert aussi pour traiter dautres problèmes tels que linfertilité
et les troubles organiques.
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