| Le sol riche de Saint-Vincent donne beaucoup de
fruits et de légumes. On cultive l’arrow-root, les patates douces
et les fruits- particulièrement les bananes, les bananes à
cuire, les figues et les « bluggoe » (une espèce de
banane) pour la consommation locale. On utilise l’arrow-root dans les desserts
comme la crème anglaise et le gâteau éponge à
l’arrow-root. La cuisine des Îles a été influencée
par son histoire. Des aliments comme le fruit de l’arbre à pain
et la noix de coco, introduits dans les Îles par les colons, sont
devenus des produits alimentaires de base.
Les fruits de mer sont abondants et la plupart
des gens mangent du poisson tous les jours. Dans de nombreux plats, on
mélange les crevettes, les bigorneaux, les homards, les jackfish,
les dorades et les lambi (conques) avec des piments scotch bonnet,
des fruits et des légumes. Le buljol (du poisson salé,
des tomates, des piments doux et des oignons servis avec des fruits de
l’arbre à pain rôtis) est un plat très prisé.
Le callaloo (un genre de ragoût), les pieds de cochon marinés,
les rôtis et les soupes de citrouille sont des plats courants. |
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| Les Saint-Vincentais débutent la matinée avec un «
thé » qui renvoie à une variété de boissons
chaudes comme le café, le chocolat chaud, le thé léger
au bouillon de poisson, le thé ordinaire ou le thé de cacao.
Le thé de cacao est fait de grains de cacao et d’épices conditionnés
localement, et on le sert avec du lait et du sucre, comme du thé
noir. Le déjeuner est habituellement léger. Le dîner
est le principal repas familial, et les dîners du dimanche sont particulièrement
importants. Tous les membres de la famille se retrouvent pour un repas
élaboré, qui comporte habituellement du poisson, du poulet,
du bœuf ou de la chèvre.
On utilise le manioc, un tubercule, dans de nombreux plats, du chokee
bam bam (gâteau non levé) à la farine. On
fait la farine en râpant le manioc et en le pressant dans un linge
pour en extraire son jus toxique. On fait ensuite cuire le mélange
à feu vif dans un grand récipient en métal. On utilise
la farine comme farce pour les poissons ou pour la viande, comme
céréales et dans des desserts comme le flan au cassava pone. |
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Le
saviez-vous? |
| Le capitaine
Bligh apporta à Saint-Vincent le premier arbre à pain de
Tahiti en 1793 en revenant de son deuxième voyage à Tahiti.
Pendant son premier voyage, on l’envoya à la dérive après
la célèbre mutinerie de son bateau, le Bounty. |
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Le
Callaloo |
| Ingrédients
4 c. à
soupe de beurre
1 petit oignon
haché
340 g de feuilles
d’épinard
fraîches (on utilise localement des feuilles de taro)
720 ml d’eau
120 ml de lait
de coco
1 pomme de terre
moyenne,
épluchée et coupée en morceaux
Sel et poivre
à convenance
230 g de crabe
ou d’un autre fruit de mer
Paprika
Préparation
Faire fondre
le beurre dans un grand récipient à feu moyen. Ajouter les
oignons et l’ail et faire revenir pendant 5 minutes ou jusqu’à ce
que les oignons soient transparents. Verser les épinards, remuer
et faire cuire pendant cinq minutes. Retirer du récipient et laisser
de côté. Ajouter le bouillon, le lait de coco, la pomme de
terre, le sel et le poivre dans le récipient, remuer et porter à
ébullition à feu vif. Baisser le feu et laisser mijoter pendant
cinq minutes en couvrant à moitié, jusqu’à ce que
la pomme de terre soit cuite. Ajouter les épinards et laisser mijoter
encore 10 minutes. Ajouter le poisson et cuire encore cinq minutes, pour
réchauffer le tout. Saupoudrer de paprika. |
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Le
saviez-vous? |
| Le tri
tri est un met délicat populaire à Saint-Vincent. C’est
un poisson minuscule, qui se reproduit en mer et qui, ensuite, remonte
les rivières. À la saison de la reproduction les gens s’agglutinent
aux embouchures des rivières pour attraper le tri tri. Après
les avoir nettoyés, on les assaisonne avec des épices et
du cari, et on les fait frire en galette. |
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