| La musique a beaucoup d’importance à Saint-Vincent.
La musique de la Grosse Caisse, très prisée aux Îles
Sous le Vent, est jouée aux mariages, à la mise à
l’eau des bateaux et aux festivals. À l’origine, les caisses étaient
sculptées dans des troncs d’arbre, mais aujourd’hui on les fabrique
souvent à partir de barils de rhum. Les chanteurs sont souvent des
femmes, et on appelle la chanteuse principale une « chante bien ».
Les paroles comportent souvent des critiques et des satires sociales. Les
danseuses, qui portent de longues jupes et de grandes coiffures, dansent
la danse de la Grosse Caisse et interagissent avec les musiciens tandis
que les spectateurs forment un cercle autour du groupe.
La musique calypso est aussi très appréciée. Mélange de styles africains et français, elle s’est développée au xviiie siècle comme une forme de critique et de satire sociales. La calypso moderne est accompagnée par des groupes de percussion. Cette musique, venue de la Trinité et de Tobago, fut rapidement adoptée à Saint-Vincent. On la joua pour la première fois dans les années 40 quand on se rendit compte que des barils de pétrole vides pouvaient être utilisés pour produire toute une gamme de notes. Les chansons se moquent des hommes politiques locaux, dénoncent les injustices sociales et racontent en détail des aventures amoureuses. Les paroles étaient traditionnellement improvisées par le chanteur, mais aujourd’hui la plupart des chanteurs mémorisent des paroles écrites. La Soca, une variante plus rapide de la calypso, plus orientée vers la danse, apparut dans les années 70. Le reggae, d’origine jamaïcaine, est également très populaire dans les Îles. |
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| Le milieu naturel des Îles a bien évidemment
influencé ses écrivains. Le volcan de Saint-Vincent, la Soufrière,
a été le sujet de Volcano Suite, un livre de poèmes
du plus célèbre écrivain saint-vincentais, Shake Ellsworth
Keane. Keane est également un trompettiste de jazz de renom international
ainsi qu’un joueur de bugle.
Des artisans à Saint-Vincent et les Grenadines construisent des modèles réduits, en bois, des goélettes traditionnelles et des baleinières de Béquia. Ces bateaux sont réalisés à l’échelle exacte, peints des couleurs traditionnelles et pourvus de voiles et de gréements. Ces bateaux, aux détails précis, sont vendus principalement à des touristes ou à des collectionneurs internationaux. Un des modèles réduits les plus connus de Béquia est la maquette du yacht royal britannique, le HMS Britannia. On présenta le bateau à la Reine Élizabeth II lors de sa visite en 1985. |
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