| La population mauricienne se répartit en
quatre groupes principaux : les gens d’origine indienne ou pakistanaise,
les Créoles, les Chinois et les Européens. Le premier groupe
est le plus important : il constitue plus de la moitié de la population et comprend les descendants des ouvriers agricoles engagés pour travailler dans les plantations de canne à sucre ainsi que ceux qui émigrèrent pour affaires. Ce groupe n’est pas homogène mais comprend des Hindous et des Musulmans. Les Créoles sont les descendants des esclaves
qui furent amenés de Madagascar. Les Chinois descendent d’immigrants
du XIXe et du début du XXe
siècle qui vinrent s’établir comme artisans ou commerçants.
Un petit groupe descend des colons français du
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| Ce sont les cérémonies comme le
mariage qui reflètent le plus la variété des traditions
culturelles. Dans les mariages hindous, la nuit précédant
la cérémonie, on organise une récéption (gamat),
sous un dais de toile, largement ouvert sur les côtés et décoré
de feuilles de palmier. La cérémonie de mariage a lieu le
jour suivant, dans un temple ou dans une salle de réception. Les
mariés font trois fois le tour d’un feu sacré.
Les réceptions des Musulmans se tiennent le jour du mariage, très peu de temps avant la cérémonie. Les hommes vont prier à la mosquée avec le marié puis rejoignent la mariée et les invités dans la salle des mariages. Les mariages créoles se déroulent dans une église, et sont suivis d’une réception où l’on mange, boit et danse souvent toute la nuit. Lors des mariages chinois, on allume des pétards des pour fêter l’évènement. Certaines familles organisent une cérémonie du thé pour les nouveaux mariés. |
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| Des cérémonies particulières
marquent aussi les naissances. Les Hindous donnent une fête au cours
de laquelle un nom est donné à l’enfant quand il a neuf jours,
et lui rasent la tête à l’âge de deux mois. Les Créoles
baptisent l’enfant à l’église puis donnent une grande fête
de famille. Les Chinois organisent une cérémonie réservée
aux membres de la famille quand l’enfant a un mois.
Dans beaucoup de familles mauriciennes, trois générations cohabitent. Les personnes âgées ne vont pas en maison de retraite, à moins qu’elles ne soient sans famille. Les enfants vivent souvent avec leurs parents après le mariage, jusqu’à ce qu’ils aient assez d’argent pour s’acheter une maison. Les maisons mauriciennes traditionnelles étaient faites de bois et comportaient des vérandas spacieuses et des fenêtres qui pouvaient être protégées des grands vents par des persiennes. Toutefois, à cause des dégâts occasionnés par les cyclones à beaucoup de ces maisons, les méthodes de construction ont changé. Aujourd’hui les bâtiments sont habituellement en béton avec des toits plats. |