LE MONDE DU TRAVAIL
C’est au Guatemala qu’on trouve le revenu le plus élevé (PIB) des pays centraméricains. Cependant, une grande disparité existe entre la classe riche, peu nombreuse, et la classe ouvrière. Environ la moitié de la population du Guatemala vit de l’agriculture, qui ne représente cependant qu’un quart des revenus du pays. La plupart des paysans élèvent des animaux et cultivent du maïs, du riz et des haricots pour leur propre consommation ou pour le marché local ; nombre d’entre eux doivent également travailler dans les plantations. Les principales exportations agricoles sont le café, le sucre, les bananes et autres fruits et légumes, le coton, le chiclé (l’ingrédient de base de la gomme à mâcher), les fleurs, les épices (notamment la cardamome) et la citronnelle.

Le secteur des services est le deuxième en importance au pays, suivi du secteur industriel ; celui-ci emploie environ 15 % de la population active, surtout dans des usines productrices de machinerie, de textiles, de produits chimiques et de sources d’énergie comme le pétrole et l’électricité. On extrait du sol des pierres et des métaux tels l’argent, l’obsidienne (verre volcanique) et le jade. Des usines (maquilas) installées dans des zones franches ont attiré des capitaux étrangers ; on y fabrique des produits de marque, qui sont vendus en Amérique du Nord, le plus important partenaire commercial du Guatemala. Ce sont surtout des femmes qui travaillent dans les usines, pour des salaires moindres que celui des hommes. Elles travaillent dans de piètres conditions et sont soumises à des pratiques d’intimidation de la part de la direction. Les employés de bureau jouissent de meilleures conditions et de quelques avantages sociaux, mais ils sont soumis au cuello (collet), un réseau d’influence qui contrôle les emplois et les promotions sur la base des liens de parenté et des appartenances politiques. 

Les paysans ont aussi leurs problèmes : la moitié seulement peuvent cultiver leur propre terre et de nombreux ouvriers agricoles travaillent jusqu’à sept mois par année dans de grandes plantations, ou fincas, ce qui les oblige souvent à s’exiler dans les régions côtières.

En général, dans les campagnes, les femmes ne travaillent pas à l’extérieur du foyer, mais elles peuvent tirer un revenu de la vente d’artisanat et de produits agricoles. Dans les familles mayas, la femme est souvent un soutien de famille important. Les femmes de carrières sont relativement nombreuses dans les grandes villes. Même lorsqu’elles travaillent à l’extérieur du foyer, les femmes sont responsables des repas et du nettoyage, bien que d’autres membres de la famille les aident pour la garde des enfants et les tâches ménagères.
 
 

  Le saviez-vous?
Les tisserandes mayas utilisent un métier traditionnel indigène, le telar de mano, fait de bâtons et d’une sangle dorsale ajustée autour des hanches pour fabriquer écharpes, corsages (huipils) et couvertures. La tisserande s’assoit ou s’accroupit dans une position qui tend les cordes du métier. 



 

   Le saviez-vous?
Cultivé sur les hautes terres, le café guatémaltèque est l’un des meilleurs au monde (on le trouve au Canada). Dans les plantations, le travail se fait encore en grande partie manuellement.