LES SOINS MÉDICAUX
Les Guatémaltèques font confiance à la médecine occidentale et aux cures traditionnelles pour se soigner. Les services de santé varient cependant beaucoup entre les villes et les zones rurales. Dans les grands centres, on trouve des hôpitaux modernes, gérés par l’État, et dans chaque petite ville, il y a une clinique où les soins sont gratuits, mais les services de piètre qualité. Les hôpitaux manquent souvent de l’essentiel, entre autres de médicaments. Il n’y a pas de système national d’assurance-maladie au Guatemala, mais en 1986, le gouvernement a mis sur pied un programme national d’immunisation des enfants. De nombreuses personnes paient les services d’un médecin qui fait des visites à la maison et connaît souvent bien la famille. 

À la campagne, la plupart des Mayas vivent dans de petits villages où l’accès aux soins est limité ou inexistant. La malaria, le typhus, la dysenterie et la rougeole sont répandus, et aggravés par une alimentation déficiente. Les ouvriers des plantations souffrent de maux causés par les pesticides et les engrais utilisés pour les cultures. Dans la jungle, les morsures de serpents et les mites de peau sont des affections communes. La mortalité infantile est élevée au Guatemala et l’espérance de vie est de 66 ans.

De nombreux paysans font usage de remèdes maison, par préférence ou parce qu’ils n’ont pas le choix. Les guérisseurs traditionnels, ou curanderos, prescrivent des plantes médicinales pour entretenir la santé et pour soigner de nombreux maux. Les femmes enceintes prennent souvent de la tisane de conifère. La verveine est un remède commun contre la toux. Les Mayas parfois le zahorin, guérisseur qui a recours aux charmes et aux prières pour soigner les maladies.
 
Un certain nombre de Guatémaltèques classent les remèdes et les maux par catégorie de chaud et de froid : les remèdes chauds guérissent les maux froids et vice versa : la pénicilline (froide) est acceptable pour soigner la fièvre, mais pas la pneumonie.
 

   Le saviez-vous?
Chez les Mayas, on croit parfois que les maladies sont causées par le ojo, ou mauvais œil. Les nourrissons et les femmes enceintes ou menstruées sont censés être particulièrement vulnérables. On garde les bébés loin des étrangers ou on les coiffe d’un chapeau serré pour éloigner le ojo