| La vie au Guatemala est axée
principalement sur la famille. Les Guatémaltèques qualifient
les parents de espejos (miroirs) : on apprend qui l’on est et qui
l’on peut devenir grâce à leur exemple. Les enfants peuvent
compter sur les conseils et le soutien de leurs parents pendant toute leur
vie.
En général, les membres d’une famille vivent près les uns des autres. Les Guatémaltèques n’aiment ni vivre seuls ni rester seuls bien longtemps. Il est d’ailleurs entendu qu’une invitation à une fête ou à un événement social s’adresse à tous les membres de la famille, des plus jeunes aux plus âgés. D’habitude, la cellule familiale comprend les parents et leurs enfants célibataires et parfois, la famille d’une fille ou d’un fils marié ; on s’occupe toujours de la parenté âgée. Parrains et marraines (padrinos) jouent un rôle important dans la famille. Les traditions familiales changent cependant, les Guatémaltèques adoptant de plus en plus les valeurs nord-américaines. Les femmes guatémaltèques se marient jeunes et ont de nombreux enfants. Dans les campagnes, les couples qui n’ont pas les moyens de se marier à l’église ou n’ont pas accès à un mariage religieux vivent en union libre. Les couples mayas échangent parfois leurs vœux dans le cadre de cérémonies autres que le mariage religieux. Les femmes accouchent à la maison, mais dans les villes, il arrive qu’elles se rendent à l’hôpital. La population du Guatemala se distingue des autres de l’Amérique centrale par sa résistance à l’assimilation : les Indigenas demeurent, à l’heure actuelle, plus nombreux que les Ladinos. Une division fondamentale oppose les deux groupes : les Indigenas ont gardé leur mode de vie maya et parlent leurs langues traditionnelles, tandis que les Ladinos, qu’ils soient d’origine hispanique, amérindienne ou métisse, ont adopté le mode de vie occidental ainsi que l’espagnol comme langue première. La culture guatémaltèque ladino est considérée comme urbaine, réceptive aux nouvelles idées (surtout étrangères) et peu tolérante à l’égard du mode de vie traditionnel, lent et immuable. La plupart des Guatémaltèques ont
adopté une forme ou une autre de tenue vestimentaire occidentale,
bien qu’on voie encore des hommes porter le sandalsor (large ceinture)
et le ponchito de laine, qui les identifient comme Mayas. Les femmes mayas
se servent de tzutes (sorte de châles) comme coussins sous
les paniers qu’elles portent sur leurs têtes ou pour emmailloter
les nourrissons.
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