UN REGARD SUR L'HISTOIRE
Il y a plus de 40 000 ans, des populations venant du nord et de l’est s’implantèrent dans ce qui est aujourd’hui le Ghana. C’étaient pour la plupart des nomades qui vivaient de leur élevage et de leurs récoltes, et se déplaçaient avec les saisons.

Le pays tire son nom de l’ancien Empire de Ghana, qui, du IVe au Xe siècles, dominait la production et le commerce de l’or. À l’Empire de Ghana succéda au XIIIe siècle l’Empire du Mali, qui assit son autorité sur l’ensemble de la région : les Akans contrôlaient la plus grande partie de l’ouest, les Ga-Adangme le sud, les Éwés l’est, et les Mole-Dagbani le nord-est. Les Ghanéens d’aujourd’hui sont les descendants de ces différents groupes. 

LE SAVIEZ-VOUS? 

Le Ghana fut le premier pays africain au sud du Sahara à obtenir son indépendance (1957).

 
Quand, au XVIIe siècle, les Portugais arrivèrent sur les côtes occidentales de l’Afrique à la recherche d’or, ils nommèrent la région Costa D’Oro, la Côte de l’Or. Ils y construisirent des forts de manière à décourager toute autre intrusion européenne sur la côte. Attirés par l’or et un marché d’esclaves potentiel, Britanniques, Hollandais, Suédois et Danois occupèrent cependant l’intérieur des terres. Au début du XIXe siècle, les Britanniques, qui étaient entre-temps devenus la plus importante puissance européenne de la Côte de l’Or, pénétrèrent plus avant à l’intérieur du pays et, après avoir conquis les Achantis en 1901, firent du Ghana une colonie britannique.

Les Britanniques gouvernaient le Ghana de façon indirecte: ils accordaient aux chefs autochtones le rôle d’agents de l’administration coloniale. C’est sous leur tutelle que le système de transport a été amélioré pour des raisons économiques et industrielles. Un port fut construit à Takoradi. Après la Seconde Guerre mondiale, les Ghanéens commencèrent à se révolter contre l’administration coloniale britannique.

En 1960, la constitution proclamant la République de Ghana fut adoptée, et Kuame Nkrumah élu président. Désireux de voir son pays à la tête de tous les pays africains cherchant à se libérer du joug colonial, Nkrumah déclara : << L’indépendance du Ghana ne signifie rien si elle n’est pas liée à la libération totale de l’Afrique. >>.

Durant les quinze années qui suivirent, le pays, en proie à l’instabilité politique, traversa une dure crise économique : en 1966, un coup d’État militaire renversa Nkrumah. Le Ghana d’aujourd’hui connaît une certaine stabilité économique et politique.