L’Éthiopie rassemble
un grand nombre d’ethnies, et il n’est donc pas étonnant qu’on y ait
dénombré au moins 70 langues et plus de 200 dialectes. La majorité
appartiennent à trois groupes de la famille afro-asiatique: les langues
sémitiques, couchitiques et omotiques. La distribution suit une répartition
géographique : les langues sémitiques sont parlées dans
les hautes terres centrales, les langues couchitiques, au nord, et les langues
omotiques, au sud. On parle également somali au sud-est et des langues
de la famille nilo-saharienne dans le sud-ouest, le long de la frontière
soudanaise.
L’amharique, langue sémitique apparentée
à l’arabe, est la langue officielle de l’Éthiopie ; c’est la
langue des médias et du gouvernement. Environ 20 % de la population
a l’amharique comme langue première et beaucoup le parlent comme deuxième
ou troisième langue. Depuis 1991, cependant, le tigrigna et l’oromo,
les langues les plus parlées après l’amharique, ont acquis
un statut semi-officiel. L’amharique et le tigrigna utilisent l’alphabet
guèze, qui compte plus de 200 caractères ; l’oromo utilise
l’alphabet romain.
Les Éthiopiens accordant beaucoup d’importance
à l’éloquence. On attend de tout orateur qu’il parle clairement
et lentement, et sache manier les figures de rhétorique telles la
métaphore, l’allusion et l’insinuation. Devinettes et teteyeq (jeu
de contre-interrogatoire) sont très appréciés.
La courtoisie revêt également une
grande importance pour les Éthiopiens. Tout jeunes, les enfants commencent
à en apprendre les règles : être poli, parler doucement
et éviter la confrontation et la vantardise. Ils apprennent également
que leurs actions doivent parler pour eux et qu’ils ne doivent pas se mettre
de l’avant. Aussi peuvent-ils paraître froids et réservés
dans un nouvel environnement social.
Quand ils se rencontrent, les Éthiopiens
se serrent la main ou s’embrassent sur la joue plusieurs fois. Des amis du
même sexe se tiennent souvent par la main en public ou mettent le bras
autour des épaules de l’autre en signe d’amitié. Prendre des
nouvelles de la famille, des cultures et du bétail de son interlocuteur
est une entrée en matière presque de rigueur, même dans
une rencontre d’affaires. Poser de telles questions est un signe à
la fois de respect et d’intérêt pour l’autre.
| Français |
Amharique |
| Bonjour / Comment ça va ? / Au revoir |
Teanastellen |
| OK |
Dehna |
| S’il te plaît / S’il vous plaît |
Ebakeh (m.) / Ebakesh (f.) / Ebakon (soutenu) |
| Merci |
Amesegenallo |
| Oui |
Owo |
| Non |
Ie (ce n’est pas vrai) / Yellam (ça ne peut se faire) |
|
| Le saviez-vous ? |
Les Éthiopiens
n’ont pas de nom de famille. Ils reçoivent leur nom personnel à
la naissance. Leur deuxième nom est celui de leur père et,
s’ils utilisent un troisième nom, ce sera celui de leur grand-père
paternel. |
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