| Environ un tiers de la population active de l'Équateur
travaille dans l'agriculture (plantations de bananes, de café, de
cacao, de riz et de pommes de terre), mais les Équatoriens sont
peu nombreux à posséder la terre sur laquelle ils travaillent.
De plus, les propriétaires ont moins besoin de main d'uvre agricole
qu'avant ; ils laissent les animaux paître et utilisent des machines
pour l'agriculture. Dans certaines régions, les paysans sans terres
doivent partir travailler à la ville, laissant derrière eux
femme et enfants. |
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| Dans les grandes villes telles que Quito, Cuenca
ou Guayaquil, les gens travaillent surtout dans le secteur manufacturier,
le commerce et les services. Beaucoup de petites entreprises familiales
produisent des boissons, des textiles et du tabac. L'Équateur est
doté de nombreuses centrales hydroélectriques, et l'industrie
forestière produit du balsa et du caoutchouc. Le principal produit
de la pêche est le thon. |
| Le
saviez-vous?
L'Équateur est le plus grand
exportateur de bananes du monde. |
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| Le gouvernement équatorien a ouvert toute
la région de l'Oriente, même les parcs naturels, à
l'exploitation du pétrole. Dans les années 1990, l'or noir
a représenté près de la moitié des exportations
totales de l'Équateur ; mais il est aussi à l'origine de
problèmes environnementaux. La combustion du gaz qui s'échappe
lors de l'extraction du pétrole produit en effet des substances
toxiques qui tuent les insectes par millions. |
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| Le tourisme est en plein essor en Équateur
; les îles Galapágos font partie des destinations les plus
populaires. Le tourisme contribue par ailleurs à la préservation
de l'art et de l'artisanat des peuples autochtones : San Antonio de Ibarra
est connu pour sa sculpture du bois, Otavalo pour son tissage, et Salcedo
pour ses sacs de sisal finement tissés que l'on appelle shigras.
Le taux de pauvreté étant particulièrement
élevé, de plus en plus d'enfants sont obligés de travailler.
À Quito, ils arpentent les rues, vendant bonbons, cigarettes et
fleurs, ou offrant aux touristes de cirer leurs chaussures. De nombreux
enfants vivent dans la rue. |
| Le
saviez-vous?
Le chapeau de paille que l'on appelle
« panama » est en fait équatorien. Son nom provient
du fait qu'il avait la faveur des ouvriers du canal de Panama. Il est confectionné
avec de fines feuilles de palmier tissées si serré qu'on
pourrait y verser de l'eau. Les meilleurs chapeaux sont confectionnés
à Montecristi. |
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| Parmi les Autochtones de l'Équateur,
on distingue les tribus sédentaires agraires, tels les Quichuas,
les Shuars et les Achuars, les tribus semi-nomades, tels les Cofans et
les Siona-Secoyas, qui se déplacent tous les trois ou quatre ans,
et les nomades, tels les Huaoranis. La vie des Autochtones est en train
de changer, l'industrie pétrolière ayant mis leur environnement
traditionnel en danger. |
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