| Depuis les années 1970, léconomie
du Congo sest gravement détériorée, en dépit
des richesses naturelles du pays. Déficits chroniques, mauvaise
gestion, corruption générale, inflation rapide et baisse
de la production minière ont fait du Congo lun des pays les plus
pauvres du monde. La guerre civile déstabilise la monnaie. Les billets
de banque congolais ne valent presque plus rien et la plupart des transactions
financières seffectuent en dollars américains. Léconomie
de troc prospère et la majorité des Congolais vivent tant
bien que mal de cultures vivrières et de petits commerces.
Jusque dans les années 1990, lindustrie
minière comptait pour les trois quarts des revenus dexportation
du Congo. On exportait diamant industriel, cobalt, cadmium, or, manganèse,
argent, étain, zinc et pétrole brut. La transformation des
métaux, les cimenteries, les industries textile et alimentaire,
le tabac et la production de chaussures constituaient aussi des secteurs
dimportance. Depuis les années 1990 cependant, mauvaise gestion,
guerre civile et retrait de laide étrangère ont fait péricliter
les exploitations minières et la plupart des industries. |
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| Aujourdhui, agriculture, sylviculture et pêche
emploient environ 60 % de la population active. La production de café,
de cacao, de coton, de thé et de quinine est destinée au
commerce extérieur, tandis que manioc, bananes, arachides, maïs
et plantes-racines sont surtout destinés à la consommation
locale. La forêt est exploitée pour le bois duvre, ainsi
que lhuile de palme et le caoutchouc, également exploités
dans des plantations. Dans les villages, chaque famille cultive un petit
lopin de terre qui lui permet de subvenir à ses besoins. Très
peu ont les moyens dacheter du matériel agricole, et le travail
de la terre se fait surtout manuellement : doù la faible production
et la pauvreté des villageois. Certains pêchent et chassent. |
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Le saviez-vous? |
| Les Congolaises
ont le droit de sengager dans larmée. Celle-ci possède
un bataillon de femmes depuis 1976.. |
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| Depuis lindépendance, en 1960, un grand
nombre de Congolais sont allés vivre dans les villes dans lespoir
de trouver des emplois dans le commerce, lindustrie ou la fonction publique.
Le développement rapide des villes qui en a résulté
a entraîné une forte hausse du taux de chômage et des
conditions de vie difficiles. Ceux qui trouvent du travail gagnent souvent
trop peu pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur
famille. Les enfants des rues, ou chegues, sont de plus en plus
nombreux.
Sest ainsi développée une économie
parallèle de petits emplois qui fait vivoter tailleurs, cordonniers,
ouvriers de construction, chauffeurs de taxi ou dautobus, artisans et
petits commerçants. Dans les villes, les femmes sont nombreuses
à profiter de ce système parallèle, notamment dans
le domaine de la vente au détail ou de demi-gros : elles conduisent
leurs affaires sans compte bancaire ni registre de comptabilité,
évitant ainsi le contrôle des hommes imposé par la
loi. |
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Le saviez-vous? |
| Le plus
grand dépôt duranium au monde se trouve à Shinkolobe,
dans le Shaba (ancienne province de Katanga), au sud-est du pays. |
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