| Environ 93 % des Burundais vivent en zone rurale,
le reste se répartissent dans les deux centres urbains, Bujumbura
et Gitega. Des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des
camps de personnes déplacées, leurs foyers ayant été
détruits par la guerre civile.
Malgré les conflits politiques qui les opposent, les Tutsis et les Hutus partagent des valeurs et des modes de vie semblables. Les Twas ont une culture plus distincte. Parmi les non-Africains résidant au Burundi, on compte des Européens, descendants de missionnaires ou de colons, ainsi que des Arabes et des Asiatiques d’origine indienne ou pakistanaise, descendants des premiers commerçants étrangers venus au Burundi. |
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| Le relief accidenté du pays a rendu difficile
la formation de villages et resserré les liens entre membres d’un
même clan. Chaque clan habite une colline (personne n’habite dans
les vallées, à cause des mouches tsé-tsé).
En général, le clan vit comme une famille élargie
dans une enceinte appelée rugo, qui renferme des huttes de
paille en forme de ruche. La plupart n’ont ni eau ni électricité.
Les enclos pour le bétail et les autres animaux sont situés
à l’intérieur du rugo. Les terres cultivées
par le clan sont souvent divisées en parcelles réparties
à des altitudes différentes pour réduire les pertes
en cas de mauvais rendement localisé.
L’homme est le chef de famille ; c’est à lui de subvenir aux besoins des siens et de prendre toutes les décisions importantes. La femme doit respect et obéissance à son mari. Elle s’occupe des enfants, des personnes âgées et des malades. Les aînés sont traités avec respect et déférence. |
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| Les enfants ont une grande importance
dans la famille burundaise. « On ne peut pas dire qu’on m’aime si
on n’aime pas mes enfants », dit d’ailleurs un dicton kirundi. Les
garçons sont formés pour succéder à leur père
à la tête de la famille. Les filles apprennent à tenir
la maison. Les enfants représentent également une sécurité
pour les vieux jours des parents. On leur apprend qu’ils ont le devoir
de s’occuper des membres âgés de la famille.
Les jeunes doivent en général obtenir le consentement des parents pour se marier, et les mariages sont parfois arrangés par les parents. Avant le mariage, la coutume veut que le fiancé verse une inkwano (dot), en têtes de bétail, en argent ou autres biens, à la famille de la fiancée. C’est souvent la famille du marié qui assume les frais de la noce. La cérémonie a généralement lieu à l’église et le banquet est servi chez la mariée. Puis les jeunes époux s’installent dans le rugo des parents du mari. |